Modèle économique

combinaison

Contrairement à ce qu’on pense la modélisation économique existe depuis qu’il y a du commerce. C’est une erreur de penser qu’elle date de ces dernières décennies. Il ne faut pas confondre le fait que la discipline toute récente des « sciences économiques » étudie ce point et le fait que les acteurs le mettent en œuvre depuis bien longtemps. Vous me direz que ce n’est que récemment que nous construisons des modèles économiques complexes. C’est faux ! Il existe un excellent indicateur de surcomplexification des modèles économiques… ce sont les crises économiques où pour faire simple les acteurs économiques construisent leur propre logique indépendamment de la réalité matérielle des échanges (de la valeur et de la quantité des produits et services réellement échangés). On peut prendre l’exemple  de la crise des tulipes dans la première moitié du XVIIe siècle en Hollande. A cette période, les tulipes étaient devenues des outils de spéculation (on anticipait les cours, on revendait des récoltes bien avant que la moindre tulipes n’ait même été plantée…).

Maintenant qu’on a tordu le cou à ce préjugé, on peut essayer de poser un certain nombre de bases sans pour autant les graver dans le marbre.

Les stratégies classiques sont bien connues :

  • réduire les marges des intermédiaires (voire les intermédiaires eux-mêmes)… c’est prendre le risque de les pousser à faire de la sous-qualité (voir à jouer avec des procédés ou des substances interdites) jusqu’à les éliminer. L’autre piège quand on a ce genre de raisonnement consiste à croire que toutes les parties prenantes de son modèle sont substituables sans prendre conscience qu’on l’est aussi…,
  • réduire la qualité des produits…,
  • augmenter et/ou délocaliser la production,
  • faire du lobbying pour qu’il y ait des normes, des lois qui protègent votre position et verrouille votre marché,

Les stratégies de coûts ont amené les entreprises qui s’y adonnent à une sorte de tourisme industriel consistant à abandonner un pays à bas coût pour un autre dès que le niveau de vie y augmente. Les financiers les plus ciniques disent qu’il faut toujours avoir une réserve de pays corvéables pour alimenter cette course. Si on ne peut nier que l’économie (notamment sur la grosse industrie) est aujourd’hui foncièrement mondialisée, participer à cette course sans nuance ni réflexion est contreproductif (contrefaçons, coûts induits par la mauvaise qualité, coûts environnementaux, instabilité géopolitique, …).

Puisqu’on ne peut pas fonder toute sa stratégie sur ce qu’on vient de détailler il faut donc travailler autrement ou plutôt retravailler comme avant (où on savait par nécessité tirer profit des ressources et des compétences autour de soi). Retravailler dans une optique partenariale mais avec les outils et la complexité d’aujourd’hui. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Tout simplement qu’il faut être bien conscient de la valeur qu’on représente et se battre sur sa vraie valeur et non sur des éléments accessoires qui n’ont d’importance que pour vous-mêmes.

Ça veut dire que la valeur qu’on va créer, on ne la crée pas uniquement pour nous-mêmes mais collectivement. Autrement dit si on veut augmenter ses marges sans se soucier des autres acteurs on suit les modèles du dessus. Par contre si on considère que la valeur durable se construit collectivement alors il faut réfléchir avec les autres. Cette posture n’est pas naïve. Elle est même très durable car répartir les risques, verrouiller des modèles économiques où chacun à intérêt que cela fonctionne permet de s’inscrire dans la durée.

Ça veut dire que travailler dans une optique partenariale n’est pas travailler dans un kolkhoze ! Si des partenaires veulent travailler ensemble ce n’est pas pour voir sur qui ils peuvent reporter leurs charges mais pour identifier ensemble un marché, une opportunité et construire une offre impossible à faire seul.

Tout cela nécessite un travail que SG-LINKS se propose de mener à vos côtés :

  • identification des partenaires,
  • cadrage juridique des partenaires (si besoin),
  • positionnement valeur des partenaires,
  • analyse avec outil collaboratif exclusif des parties prenantes,
  • identification d’opportunités et définition d’offres communes,
  • constitution du modèle économique et vérouillage (pour éviter qu’un des partenaires ou qu’un concurrent ne duplique très vite votre modèle),
  • définition des systèmes (incluant produits et services ou simplement produits ou simplement services) pour mettre « traduire » l’offre commune,
  • recherche créative avec des outils issus du marketing, de la linguistique, de la sociologie, des sciences de l’ingénieur, problem solving… pour créer les produits et services,
  • organisation des partenaires autour des projets.